• 0 Moves
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  • 4:07'01.1 Running
    9.4.2017

    1er marathon avec Nolwenn... enfin du 1er au 23e pour cause de blessure et Ruben... enfin du 6e au 42e uniquement.

    Photo by mastruc
    4:07'01.1 Running
    9.4.2017

    1er marathon avec Nolwenn... enfin du 1er au 23e pour cause de blessure et Ruben... enfin du 6e au 42e uniquement.

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    9.4.2017

    1er marathon avec Nolwenn... enfin du 1er au 23e pour cause de blessure et Ruben... enfin du 6e au 42e uniquement.

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    1er marathon avec Nolwenn... enfin du 1er au 23e pour cause de blessure et Ruben... enfin du 6e au 42e uniquement.

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    1:19'01 Running
    4.6.2016

    Après une séance hier soir jusqu'à 21h30 et une nuit de 4h, un peu fatigué et pas de grandes sensations

    Photo by mastruc
    1:19'01 Running
    4.6.2016

    Après une séance hier soir jusqu'à 21h30 et une nuit de 4h, un peu fatigué et pas de grandes sensations

    Photo by mastruc
    1:19'01 Running
    4.6.2016

    Après une séance hier soir jusqu'à 21h30 et une nuit de 4h, un peu fatigué et pas de grandes sensations

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    4.6.2016

    Après une séance hier soir jusqu'à 21h30 et une nuit de 4h, un peu fatigué et pas de grandes sensations

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    4.6.2016

    Après une séance hier soir jusqu'à 21h30 et une nuit de 4h, un peu fatigué et pas de grandes sensations

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    4.6.2016

    Après une séance hier soir jusqu'à 21h30 et une nuit de 4h, un peu fatigué et pas de grandes sensations

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  • Greatest Moves
  • 6.3.2016
    • Running 1:24'10.7 Average heart rate 180 bpm, 21.27 km
      Semi marathon de Paris 2016 (après une période janvier/février sur laquelle je me suis avalé 680km et une semaine de repos). Très bonnes sensations avec un bon temps à la clé. Je regrette le monde du coup je signe un premier kilomètre des plus lents : un comble !!!!! Je reste sur un rythme très régulier excepté certains kilomètres en raison de faux plats montées ou petites cotes.
    25.10.2015
    26.6.2015
    • Trail running 36:27'30.4 Average heart rate 132 bpm, 107.0 km
      Mon premier ultra trail s’annonce difficile sur le papier : -112 km, -9 700 m de dénivelé positif (autant de négatif, ce qui est peut être pire), -pente la plus forte : 30% sur 3 km soit 882 m dénivelé, -montée la plus longue : 8,5 km à 18% soit 1 553 m de dénivelé, -altitude moyenne : 2 048 m, -91% de single track, -et pour les yeux, passage en crêtes herbeuses avec vues panoramiques, -et pour les foies, 2 tronçons totalement sécurisés en crêtes rocheuses. Si on peut considérer que s’accrocher à une chaîne d’une main, prendre les bâtons de l’autre et mettre les pieds là où on peut, est sécurisé. Mais ça, je ne le saurai que plus tard. A l’inscription, les chiffres me font rêver ; une fois dans la voiture de location à la frontière andorrane, place à l’excitation. Quand la voiture commence à peiner dans les montées, là je ris jaune. Et dans les descentes, je suis en seconde à 50 km/h, le frein moteur jouant à plein. Une fois à Ordino, le constat est simple : l’environnement est magnifique mais la vallée est piégée dans une mer de montagne. A cette vue, ce ne sont pas les 112 km qui m’inquiètent mais plutôt le dénivelé et l’altitude moyenne. Je ne sais pas comment je vais réagir. Mon entrainement ne m’a clairement pas préparé à cela. Je me suis contenté d’enchainer les kilomètres considérant que les montées se feront en marchant. Et de toute manière, au pied des montagnes, je ne sais pas où j’aurais pu m’entrainer à une telle pente à Paris ou dans sa proche région. Conviction #1 : seul un entrainement sur tapis peut permettre aux citadins de se préparer bien que l’entrainement en descente fera toujours défaut. En moyenne, l’épreuve consiste à monter sur 56km à 8,7% et faire demi-tour. Simple en fait ☺ A titre de comparaison, un raisonnement similaire donne respectivement pour l’UTMB et la diagonale des fous, épreuves plus longues de 60 et 50 kilomètres, une ascension moyenne à 5,9% et à 6%. Le ton est donné. Après un rapide repérage des lieux (le jeudi), je fais et défais mon sac de course un bon nombre de fois puis me couche de bonne heure. Le départ se fera le lendemain, le vendredi, à 22h. Conviction #2: le sac Salomon est petit pour les ultras même dans sa version 12 litres. Pourtant je n’embarque que peu de supplément par rapport au minimum obligatoire/conseillé. Ce désagrément est d’autant plus marquant qu’une fois le sac chargé, la contenance de la poche à eau annoncée à 2 litres d’eau est illusoire. Je passe outre les épisodes de devoir enlever le sac à chaque ravitaillement et le fait de devoir bien rangé les affaires pour que tout rentre : une ineptie au bout de 24 heures de course. A voir si à terme, je ne me tournerai pas vers un sac Raidlight avec ses bidons déportés sur les épaules ou en bas du dos suivant la version. Après les formalités habituelles (retrait du dossard et visites des stands), je me plie à l’exercice du briefing de course : une première pour le routier que je suis. Là, je ne ris plus du tout. Je me rends compte du pourcentage, des altitudes, du kilométrage, des conditions (chaleur et neige en altitude), de la technicité du terrain… Bref, pour reprendre les termes d’un ami, ça va être un sacré chantier là-haut. Je rentre à l’hôtel avec quelques craintes et je redéfais et refais mon sac de course. Des petits coups de téléphone ici et là pour savoir notamment comment m’habiller : il fait environ 20°C à 1 400 m d’altitude et dans la nuit, je serai à 3 000m et les températures doivent encore monter. Ça y est, on y est : je suis dans le sas de départ. La routine habituelle, tu scrutes du coin de l’œil les concurrents pour voir qui fait le malin pour évacuer le stress, qui a l’air d’être l’homme en forme et en fait, ils ont tous des mollets de la taille de mes cuisses… De vrais poulets élevés aux hormones de cheval. Le départ est donné, je la joue profil bas et pars dans les derniers, je sais que de toute manière j’ai deux nuits à passer là haut et que les choses sérieuses commenceront dès le 10e km. Le cœur est haut mais sans nul douté lié à l’excitation du départ donc je ne m’inquiète pas plus. Dès le 5e kilomètre, la pente est déjà importante. Je respecte donc ma stratégie de course qui consiste à marcher dans les montées, courir sur le plat et descendre comme je peux. Et puis s’il m’en reste sous la semelle en fin de course, je mettrai les gaz (douce illusion). Les 15 premiers kilomètres se passent bien, je suis dans la mêlée et je marche à un rythme correct et pourtant cela fait déjà 3h41 de course : au revoir les moyennes habituelles, je jette un mouchoir sur l’ego (voire un paquet de kleenex). Au 15e kilomètre, c’est le premier ravitaillement avant la première grosse difficulté : 3 km à 30%. Et bien entendu, je me tords la cheville un peu avant mais sans gravité. Je me dis qu’il va falloir être vigilant tout le long. Un peu de saucisson, de fromage, de coca et de soupe et c’est reparti. Je mets la veste au passage, le froid (principalement lié au vent) commençant à se faire sentir. Conviction #3 : avoir compartimenté mes affaires dans des sacs de congélation à fermeture rapide est plutôt bien vu, la transpiration ne les a pas mouillé. Si la montée est pentue et technique (grosses pierres tout le long), elle s’avère beaucoup moins compliquée que prévu et je suis très bien physiquement. Certaines scènes sont déjà hallucinantes, j’entends des coureurs crier « pierre » et deux secondes plus tard, des pierres roulent tous près. Quelques instants après, un type, face à moi, vomit. Oui c’est un chantier. A 2 900m, je me paie même le luxe de faire une « Destombes », la lampe frontale NAO tombe en rade. Le changement de pile s’avère compliqué, il faut trouver un endroit isolé des concurrents, « plat » et à l’abri du vent. Une pensée pour mon François ☺ A 3 000m, le sommet. Un bénévole joue de la cornemuse pour marquer le passage tandis qu’un autre pointe les concurrents près du feu. Grosse descente technique avec notamment un passage enneigé mais finalement, la nuit joue pour moi, je ne vois pas le vide et donc pas de vertige. Qui plus est, je porte des lentilles et non mes lunettes : pas de halo à cause de la lumière de la frontale, l’anticipation est donc bonne. Si je me fais doubler en haut, je rattrape les concurrents dans la deuxième partie de la descente qui s’achève par l’arrivée à Campedrosa. Je pensais être bien placé et en fait, je vois qu’il y a déjà beaucoup de coureurs qui se ravitaillent : l’ego en prend encore un petit coup. Il s’avérera qu’en fait je suis 170e sur 354. Après un ravitaillement assez rapide, je repars. Et pour la première fois, je me dis que je peux arriver au bout : gonflé au bout de 21km de course ☺ Les 10 kilomètres suivants ne présentent pas de réelles difficultés. La plus notable, un premier passage sur crête, il fait encore un peu sombre, mais c’est déjà magnifique. J’arrive à Botella après une montée le long des téléphériques. Je suis au 30e km et j’en suis à 8h27 de course ! C’est une première. Mais il est 6h du matin, je suis à 2 100m sur une terrasse de refuge avec ma soupe et le physique est bon : le pied donc. Je repars pour une phase de plat où je me dégourdis les jambes. Mais la signalétique n’est pas terrible (ou mon attention est moindre) et je dois soit attendre des concurrents soit rebrousser chemin pour m’assurer être dans la bonne direction. Puis arrive l’ascension du Bony de la Pica au 37e. Pas une grosse difficulté en soi puisqu’il s’avère que je suis assez bon dans les montées. - Comme je le dirai plus tard à François, ce n’est pas moi qui accélère dans les montées, ce sont les autres qui ralentissent. Ils pourront dire la même chose de moi plus tard dans les descentes ☺ - Le pic constitue le 2e passage en crête, on est à 2 400m : la vue panoramique… sur le vide est magnifique. Problème qui dit montée à pic, dit descente à pic et la descente entre le 37e et 45e km va être la plus grosse difficulté physique et technique du parcours tant pour moi que pour beaucoup de mes pairs d’autant plus que les températures sont déjà élevées. Dès les premiers mètres de la descente, la couleur est annoncée : passage à flan de montagne dit « sécurisé ». Comme je le disais plus haut, il s’avère que la sécurité consiste à s’accrocher à une chaîne… De toute manière si tu ne t’y accroches pas, tu ne passes pas. Au bout de 40 km de course, c’est gonflé, d’autant plus que j’ai le vertige. En quelques secondes, les concurrents distancés dans la montée fondent déjà sur moi. Puis enfin la descente… raide très raide à tel point que j’en aurai ma première et seule ampoule à force de freiner. Première chute également mais sans gravité. Je ne prends aucun plaisir, j’en ai marre : donner moi de la montée ! Conviction #4 qui en était déjà une au demeurant : je suis nul en descente. Conviction #5 : il faut être culotté pour s’aligner sur ce genre d’épreuve sans prendre de bâton. Certains disent qu’ils n’arrivent pas à les utiliser en courant. Et bien ça tombe bien, quand tu as le nez dans la pente dans les montées, tu marches ! Il faut de préférence des bâtons rétractables rapidement pour pouvoir passer, les mains libres (et donc avoir un système d’accrochage efficace sur le sac à dos – sous entendu pas celui de Salomon), les passages les plus difficiles. Gros dégoût, grosse déconcentration également alors que sur la dernière partie après m’être ressaisi, je me rends compte que j’aurai pu courir un peu plus tôt. Je profite de la descente pour me changer. Une pensée pour François qui aurait sans doute aimé cette partie : pentue et technique par endroit. Première base de vie à Margineda au 44e km au terme de 13h11 de course. J’en profite pour appeler Sophie puis François. Je suis excité comme une puce malgré la dernière descente. J’en profite pour me laver les pieds avant d’aller chez le podologue qui me soigne l’ampoule : un coup de seringue pour la vider, un autre coup de seringue pour la remplir de sérum physiologique, du tulle gras, du nok, un pansement puis un strap’ et c’est reparti comme en 40. Enfin je m’assure au préalable auprès de l’organisation qu’il n’y a plus de passage « sécurisé ». Une réponse positive aurait valu un abandon. On est là pour se faire plaisir, pas pour jouer les joyeux trompe la mort. Je repars pour la plus longue montée : 8,5km à 18%. Il est aux environs de 11h et le soleil devient écrasant. Bien que le début de la montée se fasse sous les arbres, j’attrape un début d’insolation. C’est sans doute la seule montée où j’éprouverais vraiment des difficultés physiques. Je plonge la casquette dans les rivières et prends une aspirine : au bout de 5 km, les sensations reviennent. A tel point, que je regagne de nouveau des places. J’arriverai au somment 4h après. A ce moment là, tous les participants souffrent de la chaleur. Au refuge du Bou Mort, tous sont allongés sur l’herbe à boire et manger. L’ultra est vraiment une épreuve à part, sur les ravitos c’est silence de mort et chacun prend son temps. Etonnamment, je ne souffre pas tant que cela de la chaleur. Sans doute l’effet 3 litres d’eau par jour, la semaine d’avant. Conviction #6 : ma technique d’hydratation la semaine précédent la course (1,5l de saint-yorre, 1,5l de malto) est efficace. L’apport massif de sels minéraux via la saint-yorre permet de combler la perte durant l’épreuve et d’éviter les crampes. A noter pour plus tard, mettre de la crème nok sur les pieds avant le départ pour éviter les ampoules. Le podologue m’a même incité à en mettre sur les chaussettes pour que celles-ci adhèrent mieux à la chaussure ! A partir du 55e km jusqu’au 70e km : pas de réelles difficultés. Une jolie phase de faux plat où la montée se fait doucement sur des pierres qui font office de marches naturelles et le tout sous les arbres et le long d’un cours d’eau s’il vous plaît. Comme une envie de piquer une tête. Juste magique. On laisse le ruisseau pour de petits lacs et voilà le prochain ravitaillement. Je commence à fatiguer et je n’en suis qu’au 65e km soit un peu plus de la mi-course : je cours depuis 20h39 et je n’ai toujours pas dormi. Je m’allonge, programme le réveil pour tenter un sommeil flash de 15 minutes. Rien y fait, les muscles sont chauds. Je repars pour une montée entre le 65 et 67e km. Comme d’habitude, je double des concurrents. Et comme la montée est raide, j’appréhende déjà la descente qui suit que je sais technique. Je me demande par où ils vont nous faire passer cette fois-ci ? Conviction #7 : ne demandes jamais à un montagnard si la descente est technique, elles ne le sont jamais pour eux. Et elles le sont toujours pour toi. Conviction #8 : avoir plastifié le profil de course (avec mon analyse) et l’avoir accroché à mon porte dossard (positionné sous le dossard) me permet d’y accéder facilement tant en courant que pendant les ravitaillements. Grosse pensée à Stéphanie à ce moment-là, qui j’imagine, serait comme moi collé aux pierres. Je vois déjà l’ami François en bas après s’être tordu 3 fois la cheville l’air de rien. Je galère donc dans cette descente caillouteuse entre le 67e et le 72e. Du 72e au 75e, ce sera une succession de bloc où il est difficile de courir. Puis du 75e au 77e, une descente herbeuse le long des pistes de ski où les jambes ne répondent plus : je marche et m’interroge. Arrivée à la deuxième base de vie : Envalira. Après un appel à une amie ☺, je commence à greloter. Je finis à l’antenne médicale sous deux couvertures. Le doute s’installe et je reçois un appel de François (je sais que Sophie est derrière), il me conseille d’attendre un peu avant de prendre une éventuelle décision d’abandon, c’était également ma stratégie. A l’issue de notre conversation, je consulte mon statut Facebook que François me disait commenté par tous mes suiveurs. Je prends une grosse dose d’énergie quand je vois le nombre de suiveurs et les messages d’encouragement. Je me rhabille chaudement et repars galvanisé. Avant d’éteindre le mobile, un dernier texto de ma mère et un autre de ma sœur qui me dit que ce serait dommage d’abandonner si près du but. Je ris : il me reste 35 km soit encore 10 heures de course. Je me promets de revenir avec elle ☺ Je repars donc rhabillé pour une nouvelle nuit en altitude. L’ascension est bien plus lente. Et après avoir doublé une ou deux personnes, je rejoins un espagnol de Tenerife que je ne quitterai plus : Arturo Guillermo. Une pensée pour Emilie et son petit Arthur qui lui fait des misères. Lui aussi, je l’emmènerai plus tard pour le calmer un peu. Je finis l’ascension derrière lui pour me reposer. Deuxième chute dans la descente, sans gravité, mais clairement liée à la fatigue : je m’endors. Au ravitaillement d’Incles (85e km), nous décidons de dormir. 15 minutes de sommeil qui s’avéreront être aussi récupérateur qu’une bonne sieste de plusieurs heures. Il reste à ce moment là deux ascensions et autant de descentes dont une de dix kilomètres. A part une casse, je suis certain de finir reste à savoir en combien de temps. La nuit va finalement passer rapidement. J’attends Arturo dans les montées et finalement, il reste derrière moi dans les descentes : le tandem fonctionne pourtant bien. J’aurais pu continuer mon chemin sans lui pour finir plus vite mais à quoi bon gagner 30 minutes voire une heure alors que finir avec quelqu’un est bien plus enrichissant. Nous finirons les derniers kilomètres en riant et en parlant de l’UTMB et en rêvant d’une participation à la Ronda dels Cims l’année prochaine. L’avant dernière ascension est technique par endroit, la pente se faisant de nouveau raide, je dois m’accrocher à la paroi tantôt herbeuse tantôt caillouteuse. Petit moment atypique, nous traversons un lac artificiel le long d’un barrage entre deux pentes. Notre groupe s’est étoffé d’une troisième personne qui après l’avoir attendu dans la montée, nous distancera dans la descente (je ne commenterai pas ici l’état d’esprit du bonhomme). La dernière ascension sera toute aussi raide mais moins technique et pour le plaisir des yeux, elle se fera sous un magnifique soleil levant. A plusieurs reprises, je croirai voir des gens sur le parcours mais cela s’avèrera être simplement des arbres ou des rochers : la fatigue joue alors à plein. Cette montée sera également l’occasion de nos derniers contacts, à Arturo et moi, avec la neige. Je n’en suis pas mécontent d’ailleurs, après avoir failli traverser une couche neigeuse. Par définition, l’accroche est mauvaise et parcourir quelques mètres sur ce type de terrain est physiquement éreintant puisqu’il faut être constamment sur les appuis. Nous montons à environ 2 700 m d’altitude et croisons pour la énième et dernière fois une bénévole isolée sur la collada meners. Elle pointe nos dossards et gravissons les derniers mètres qui nous séparent de la dernière descente. Etonnamment elle se fera sans trop de peine. Alors qu’au pic Arturo et moi avions prévu de descendre en marchant, on court dès les premiers mètres. Je me surprends même à courir sur les pointes pour un meilleur appui et ce, sans que les cuisses ne tirent trop. Les chiffres montreront plus tard que nous commençons à 6,5 km/h cette descente caillouteuse pour aller crescendo. Nous taperons même un 9,3 km/h de moyenne sur le 102e km. Cette vitesse « élevée » nous permet de rattraper quelques concurrents. Quittant la montagne, je commence sévèrement à m’impatienter, les derniers kilomètres sont longs et d’une certaine manière, inintéressants. Nous retrouvons le chemin des premiers kilomètres de course et Arturo, qui en est à sa deuxième participation, m’indique que la fin est proche. Je commence à reconnaître les lieux. Nous arrivons à Ordino où nous retrouvons les participants d’une course de moindre distance. Des gamins hauts comme trois pommes nous doublent à vive allure. J’ai définitivement laissé mon ego dans la montagne. Nous traversons la ligne d’arrivée en 36 heures 26minutes et 30 secondes et sommes 82e sur 148. Considérant le taux d’abandon qui avoisine les 50%, la performance est plutôt honorable mais peu m’importe in fine, cela restant un défi personnel. Après une accolade avec Arturo, je récupère mes affaires et rentre à l’hôtel. Retrouver autant de monde est déconcertant après tant de temps avec soi-même. J’appelle un peu tout le monde pour partager mes premières émotions puis après une bonne douche, je m’endors cette fois-ci sans aucune difficulté…

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